Des morts avides de viande fraîches font règner la terreur dans la ville de Tokyo, pensez vous pouvoir survivre dans ce milieu hostile à toute forme de vie ou plus aucune loi n'as effet?



 
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 En passant par la cafet'

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Kunio Harrison
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MessageSujet: En passant par la cafet'   Mar 11 Mai - 21:44

Lundi 13 novembre, 10h

Pour les marines de la base, les premières heures du lundi matin étaient traditionnellement consacrées au sport. Une bonne façon d'éliminer les excès du week-end et de se plonger dans le rythme pour la semaine à venir. Une petite course de huit kilomètres le long de la baie de Tokyo (en rangers et avec l'équipement, s'il vous plaît !), suivie d'une bonne douche, rien de tel pour entamer une journée du bon pied.

Kunio Harrison et les autres du troisième peloton quittaient le quartier des hommes de troupe pour consacrer la fin de la matinée aux activités de routine lorsqu'ils remarquèrent l'attroupement au mess. Curieux, ils s'y dirigèrent pour comprendre de quoi il retournait.


"Eh, les gars, qu'est-ce que c'est que ce merdier. Vous devriez pas être en train de bosser ?"

Un GI des derniers rangs fit signe à Kunio de se taire, montrant la télévision locale qui diffusait les informations, à l'autre bout de la cafétéria bondée. Depuis l'entrée il était presque impossible d'entendre les commentaires des présentateurs, mais les images visibles sur le large écran plasma parlaient pour eux. On y voyait en arrière-plan un cordon de policiers encerclant une station de métro. Devant, un journaliste interviewait une femme visiblement choquée.

"Il se passe quoi ? demanda un Stanford, un des marine. C'est une nouvelle attaque au gaz sarin ?"
"On sait pas encore, répondit le GI." Il avait manifestement compris qu'il n'aurait pas le silence sans répondre aux questions des nouveaux arrivants.
GI - "Un type du mess est tombé là-dessus il y a dix minutes et la nouvelle a fait le tour de la base, mais même eux ils ne savent pas ce que ça veut dire. Y'aurait des rumeurs d'émeute dans le métro, tout un wagon de types hystériques qui aurait attaqué la station."
Stanford - "Ils ont pété une durite ou c'est un truc chimique comme la dernière fois ?"
Harrison - "Si un truc comme ça existe, on a pas réussi à le trouver en quarante ans de guerre froide alors je vois pas qui pourrait l'avoir à part les Russes. Et je vois pas ce que les Russes auraient à y gagner."

L'image revint sur le journaliste et son témoin. Il était difficile d'écouter et Harrison n'avait pas parlé japonais depuis des années mais il était certain de l'avoir distinctement entendu parler de manger.
* Manger ? Mais qu'est-ce qu'il nous parle de manger ? J'ai mal compris ou quoi ? *
Une minute plus tard un bandeau "nouvelle exclusive" s'ajoutait en bas de l'écran. Un mot y était écrit, en anglais et en toutes lettres : "ZOMBIES ?"

Marine - "Mais c'est quoi ce bordel ? Ils ont pété un plomb ? Des zombies ? Et puis quoi encore, le commandant en kilt ?"
Un jeune lieutenant se retourna vers la foule, l'air soudain soulagé.
Lieutenant - "C'est sûrement un faux reportage. Comme le coup d'Orson Wells, mais avec des zombies au lieu des martiens !"
GI - "Qui ça ?"
Lieutenant - "Orson Wells. Un écrivain, il avait annoncé à la radio une invasion de martiens, avec des dépêches de combats qui tombaient régulièrement. A l'époque tout le monde y avait cru, ça avait causé une panique gigantesque."

D'un seul coup la pression retomba. Les militaires qui avaient été scotchés à l'écran en attente de nouvelles riaient les uns des autres de s'être fait avoir par une farce pareille.

GI - "Allez, zappez ça qu'on puisse avoir la météo."

L'homme le plus proche du poste s'exécuta. La chaîne suivante ne parlait que d'une émeute et de la mobilisation de la police. Celle d'après filmait sous un autre angle mais il était impossible de s'y tromper. La même station de métro.
La compréhension s'abattit sur les soldats, suivit par un silence lourd de sous-entendu qui posa comme une chape de plomb dans la plièce, silence que seuls troublaient les commentaires à présent audibles de la télévision. Au bout de quelques secondes un des hommes eut assez récupéré du choc pour exprimer à voix haute ce que tous pensaient.


"Putain de merde !"


Dernière édition par Kunio Harrison le Mar 11 Mai - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: En passant par la cafet'   Ven 14 Mai - 22:29

Lundi 13 novembre, 10h30

Cela faisait maintenant une bonne demi-heure que les soldats étaient plantés devant l'écran. Personne ne pensait à s'en détourner pour rejoindre son poste. C'était le genre d'évènement qui vous assommait et vous laissait incapable de faire quoi que ce soit d'autre que de rester sur place à essayer d'encaisser la réalité, comme un nouveau 11 septembre. De leur côté les sergents et les officiers ne poussaient guère à la tâche. Eux aussi avaient succombé à l'attrait morbide de la télévision. Certains hommes, sans y penser, avaient allumé des cigarettes comme pour les aider à tenir le choc.
Les dépêches du "front" se succédaient, comme autant de mauvais augures. La thèse du gaz hystérique s'affaiblissait au fur et à mesure que ce qu'il convenait de plus en plus d'appeler des zombies se multipliaient. Soit de nouvelles attaques avaient lieu avec une effrayante régularité, soit une sorte de virus se transmettait à toute la population. La seule alternative n'était pas plus rassurante, bien au contraire : ils avaient affaire à des morts-vivants... un véritable film d'horreur. Sauf que cette fois les lumières ne se rallumeraient pas à la fin de la séance.

Il fallut que la sonnerie d'alerte résonne pour décider les hommes à se détacher de l'écran et se ruer à leurs postes, pensant que la base était attaquée par des japonais devenus fous. Le temps que la nouvelle du briefing général leur parvienne la salle, pas vraiment prévue pour accueillir l'ensemble de la base, était pleine à craquer, au point que le capitaine Calhoun, le chef de la petite compagnie des marines, réunit ses hommes à l'écart dans la cour. Sa mine sombre annonçait la teneur des nouvelles qu'il venait annoncer aux marines et ces derniers commencèrent à imaginer les pires scénarios. Allaient-ils devoir foncer tête baissée face à la marée de la non-vie ? Défendre la base coûte que coûte pour que d'éventuels renforts disposent d'une tête de pont solide ? Ou bien le commandement leur ordonnerait-il de se retirer, abandonnant treize millions de tokyoïtes à leur sort. Tout bien considéré, c'était peut-être cette dernière possibilité qui troublait le plus les militaires dans l'expectative.
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MessageSujet: Re: En passant par la cafet'   Ven 21 Mai - 21:51

Lundi 13 novembre, 10h40

Cpt Calhoun - "Bon, les gars, je crois que vous êtes déjà au courant de l'essentiel, vous aurez compris qu'on n'a pas de temps à perdre alors on va faire vite. L'apocalypse selon Romero. Des milliers de zombies ont envahi Tokyo. Et quand je dis zombie je sais de quoi je parle. Il ne s'agit pas d'une espèce de gaz qui rend fou ou d'une crise d'hystérie généralisée. Des rapports font état de cibles à moitié dévorées ou abattues par la police locale et qui continuaient à se relever."

Le capitaine balaya la compagnie d'un regard sombre, comme pour défier ses hommes de sourire.

Cpt Calhoun - "Je sais ce que vous pensez. Exactement ce que j'ai pensé en entendant Mickey m'annoncer la nouvelle. " Le capitaine était bien le seul à Tokyo à utiliser en public le sobriquet que la base avait donnée au commandant."Ce type a pété une durite. C'est exactement ce que le premier commissaire au courant a du penser du premier flic qui lui a fait son rapport. Et du préfet quand il a entendu le commissaire. Et le ministre quand il a entendu le préfet. Et ainsi de suite jusqu'à ce que ça redescende jusqu'à nous. A chaque étape on a du perdre un bon quart d'heure et si on en avait profité on n'en serait certainement pas là. Alors faites comme si j'étais sain d'esprit et ouvrez bien grand vos esgourdes.
La police, les forces spéciales et l'armée japonaise ne vont pas tarder à intervenir, mais vu l'ampleur du désastre ils vont avoir besoin d'un bon coup de main. Et nous aussi d'ailleurs. Parce que soyez certains qu'une fois qu'ils auront tout bouffé en ville la base sera le dernier garde-manger dans un rayon de cinquante bornes.
Si vous êtes des marines vous n'avez pas besoin que je vous dise que la meilleure défense c'est l'attaque ! Bien entendu il faudra prêter main-forte aux GI pour défendre la base et organiser l'évacuation de la population, mais certains d'entre vous vont se porter volontaires pour des sorties en ville. Votre objectif sera de soutenir les Japonais et de botter le cul de tout mort-vivant qui y verrait à redire.
"

Les marines se regardèrent les uns les autres. Certains, les grandes gueules, échangeaient des commentaires assurés sur la façon dont ils allaient reléguer "Zack" aux écrans de cinéma. Les autres étaient plutôt mal à l'aise à l'idée de devoir quitter l'abri des barbelés et des miradors pour aller se perdre au milieu d'innombrables morts-vivants avides de chair humaine.
Le capitaine eut tôt fait de recadrer tout le monde.


Cpt Calhoun - "Fermez là un peu vous autres. Voilà le topo : les forces spéciales de la police japonaises s'occupent du nord de la ville le temps que leur armée se déploie depuis ses bases, notre garnison devra gérer la moitié sud. Cependant il n'aura pas échappé à vos esprits de fins stratèges que nous sommes un peu plus nombreux et bien mieux équipés qu'eux, nous allons donc leur prêter main-forte en leur envoyant quelques hommes. Je me suis laissé dire que ces touristes de rangers se sont déjà portés volontaires, mais il va encore leur manquer du monde.
Que ce soit bien clair, cette mission est un vrai coup de pute, vous allez être largués sans grande préparation ni soutien, vous n'aurez pas l'appui de vos camarades qui seront en zone sud. Plus importants, vous allez faire face à une menace que nous n'avons jamais affronté et dont nous ne savons rien. Oubliez tout ce que vous avez appris à Quantico ou dans les films. Vous allez combattre une horde de mangeurs de chair décérébrés, pas la peine de vous planquer derrière les murs, ils ne riposteront pas. Je doute qu'ils vous foutront la paix si vous leur sortez votre croix ou une gousse d'ail. Ne vous fiez à rien de ce que vous pensez savoir, parce que je vous parie mes valseuses que ça s'avèrera faux au moment le plus critique. Préparez-vous à faire des choses que vous regretterez, certains de ces types auront l'air tout à fait humains et vous vous demanderez s'il n'y a pas moyen de faire autrement, de les sauver. J'aimerais pouvoir vous dire que c'est le cas mais nous n'avons aucun moyen de les arrêter et pas d'autre choix si nous voulons protéger la partie de la population qui échappe encore à ce foutoir.
Je ne veux pas de demi-portion ou de recrue sortant à peine de ses classes. Je veux des hommes qui seront capables d'aller au bout de cette mission de merde et d'en revenir avec le sourire, c'est bien compris ? Et maintenant je veux voir cinquante bras se lever que je puisse faire mon choix et envoyer les plus insupportables d'entre vous au casse-pipe.
"

Tous les soldats levèrent la main. Qu'ils soient enthousiastes ou non n'avait aucune importance : il fallait que quelqu'un y aille et les marines étaient les meilleurs. Au fond de toute façon, cela importait peu, Calhoun avait déjà fait sa petite liste et savait avant même de prendre la parole qui allait faire partie de l'escapade.

Cpt Calhoun - "Bon. Jones, sortez des rangs. Harrison, avec lui. Bahr aussi. Je veux Dremond et je veux Leary. Ce sera tout, avec les volontaires des autres unités je crois que nos hélicos auront déjà suffisamment de mal à transporter tout le monde.
Vous n'avez même pas dix minutes pour aller vous équiper, le temps presse, c'est la guerre, vous êtes déjà en retard. Et ça vaut aussi pour les autres. Gung Ho, marines !
"

"Gung Ho !" répondirent les hommes avant de s'élancer vers l'armurerie ou les quartiers pour récupérer matériel et armement. Les civils de Tokyo étaient en train de passer un sale quart d'heure, chaque minute perdue valait des centaines de vies. Le temps était compté.

La suite ici.
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